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Fil Info : Expo "Rencontre d'Automne - Grandes signatures"  :   Samedi 23  de 14 H à 19 H et dimanche 24  de 10 H à 18 H 30  à la salle communale.

 

Musée Paysan Erhart 

2, rue Acklin à Landser (en face de la fontaine)

 

Ouvert les 1er et 3ème dimanche du mois, de juin à fin octobre, de 14h à 18h

Pour les groupes, visites guidées possibles sur rendez-vous au 03.89.81.31.54


 De nombreux landsérois ne le savent pas, mais il existe un musée à Landser!

En effet, en 1991, Paul ERHART, agriculteur retraité, a installé à son domicile un musée dit « paysan » qui en fait, va bien au-delà: on y trouve beaucoup d’archives et d'objets divers sauvés de l’oubli. Son envie de conserver les traces du passé l’a conduit à aménager sa grange en musée, où chaque objet a son histoire, comme par exemple un évier taillé dans une seule pierre, qui vient de la maison de son père.

 

Bientôt 20 ans d’existence…

En 2011, Paul ERHART fêtera les vingt-ans d’existence de son musée, mais il a débuté sa collection déjà bien avant. Sa passion, c’est l’écrit ancien. Il collectionne de nombreux documents anciens, il tient cela de son père qui était lui-même un historien et qui avait donc déjà commencé à conserver des documents anciens. Il a naturellement pris le relais. Il a rénové sa grange et y a exposé sa collection. Il possède de nombreux documents retraçant l’histoire de Landser et du Sundgau, des photos provenant de publications qu’il a découpé dans son enfance, d’où la richesse des collections accumulées. Témoins d’un monde disparu, elles permettent de s'imaginer le quotidien sundgauvien.

Des archives consacrées aux deux guerres mondiales, des affiches, des partitions, des cartes postales et d’autres trésors complètent la visite du musée, à découvrir en demandant une visite guidée avec le propriétaire des lieux, un homme intarissable. A travers lui (et sa famille) c’est tout le Sundgau d’autrefois qui revit. Un monde paysan aujourd’hui en grande partie disparu et qu’il a su préserver.

Passionné, il promène les visiteurs à travers toutes les salles réparties sur 3 étages pour leur montrer ses trésors; les surprises sont nombreuses.

 

La visite du musée

En entrant dans le musée, au rez-de-chaussée, une mini-salle d’école attend les visiteurs. Dans les étages supérieurs, les visiteurs se retrouveront devant de vieilles dentelles, d’innombrables objets anciens, que ce soit le service de table de la grand-mère, le lit d’enfance de Paul ERHART ou d'anciennes trottinettes, le collectionneur a tout conservé !

 

Des outils paysans

Comme l’indique le nom du musée, cette collection concentre une multitude d’outils agricoles dont, pour beaucoup, le visiteur est incapable d’en deviner l’usage. Que ce soit des pressoirs, des machines agricoles ou des ustensiles cuisiniers, on y trouve tout, même un vieux traîneau avec ses lumières, sur lequel la famille allait souvent en ville durant l’entre deux guerres alors que les hivers étaient rudes.

Alerte et passionné, Paul ERHART connaît tous les objets qu’il expose, qu’ils viennent de sa famille proche ou plus lointaine, ou de ses amis. Il a travaillé avec bon nombre d’entre eux, ainsi qu’avec certains outils viticoles présents dans le musée, car il y avait de la vigne à Landser.

Dans le grenier, on y trouve des râteaux, des fourches. Plus loin, des bidons à lait, des barattes et autres sont rassemblés avec soin. Les artisans ne sont pas oubliés, on y trouve aussi avec un atelier complet de bottier digne de figurer à l’Écomusée. Là encore, le geste accompagne le verbe, et Paul ERHART peut expliquer à quoi servaient les ustensiles étranges qu’il expose. Et autre trésor, il peut l’expliquer en alsacien!

 

Des cartes postales

Au-delà de la vie paysanne, Paul ERHART a amassé une impressionnante collection de cartes postales familiales dont certaines datent du début du siècle dernier. Il en possède une que sa famille a reçue en 1880. Cette collection compte des séries complètes du début du XXe siècle qui montrent des villes de toute l’Europe. Beaucoup sont dédiées à l’Alsace, et plus particulièrement à des villages sundgauviens que l’on découvre dans les années 1900.

 

Un document unique et historique oublié

Au détour d’une étagère, on découvre un témoignage émouvant: deux numéros des « Échos de la fontaine », petit journal d’écoliers qui paraissait à Landser après-guerre où y étaient réunis des textes et des dessins d’enfants.

 

Musique

À côté de toute cette diversité de cartes postales, un espace est réservé à la musique: des recueils de chansons (dont la fameuse comptine du roi Dagobert) des partitions originales illustrées de musiciens cultes comme Tino Rossi ou d'autres complètement oubliés. Elles datent d’avant-guerre ou de l’après-guerre immédiat et appartenaient à un cousin musicien à Sausheim. Aujourd’hui encore, de temps à autre, ceux qui connaissent l’existence de ces reliques, musiciens et dirigeants de fanfares, font un petit tour à Landser pour emprunter l’une ou l’autre partition.

 

La guerre

Paul ERHART peut entraîner ses visiteurs dans une autre pièce encore, celle dédiée en partie aux guerres mondiales. Un arbre généalogique des ERHART de Landser avec le blason familial, des tableaux et autres objets témoignent de la dévotion populaire à Landser. C’est vrai aussi pour les siècles passés : en témoignent les livres que Paul ERHART a fait restaurer par les sœurs de Landser.

Les visiteurs peuvent aussi découvrir les quelques 150 affiches ainsi qu’une documentation détaillée datant de la Première Guerre mondiale récupérés chez un colonel. Ainsi , accrochée au mur, une carte de la Première Guerre mondiale recensant les passages possibles entre l’Alsace, alors allemande, et la Suisse. C’était la fameuse zone neutre imaginée par un général de l’armée prussienne pour empêcher le trafic de renseignements.

Il possède également de nombreuses traces écrites sur la propagande de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Des anecdotes ?

Pour en découvrir soi-même, il faut feuilleter les pages d’un journal commencé par le père de Paul EHRART : une mine de renseignements. Il y a 95 ans, dans la ferme familiale, 40 litres de cerises aigres étaient transformés en 160 litres de vin de cerise, adouci avec 15 kilos de sucre… et puis anecdotes familiales et guerre se mêlent.

 

Le chemin de fer

Au cours de ses visites guidées, Paul ERHART raconte des anecdotes et des récits sur le passé, ainsi d’une petite ligne de chemin de fer, construite pour les besoins de l’armée prussienne au printemps 1915 et qui traversait la forêt de la Hardt, passait par Habsheim, puis par Landser pour se rapprocher du front sundgauvien en direction d’Altkirch. Une «Schmalspurbahn», un chemin de fer aux voies un peu plus étroites avec des rails écartés de 80 cm qui acheminait provisions et armes. Paul se plait à dire que cette ligne passait directement dans leur cour, au beau milieu de la ferme !

Vous pouvez consulter le plan d’état-major de cette ligne de chemin de fer, démontée après l’armistice de 1918.

 

Religion

Paul ERHART collectionne aussi des bibles et des objets religieux et possède des chandeliers datant de 1623.

Sa collection compte des tablettes du Rosaire vivant qui datent de la première moitié du 17e siècle témoin de la foi des sundgauviens à l’époque. Dans un Sundgau ravagé, notamment par les Suédois, elles étaient une prière adressée à Dieu pour qu’il épargne les souffrances de la guerre aux hommes.»

 

20 ans après

Paul ERHART poursuit vaille que vaille la mission qu’il s’est fixée quand il s’est lancé dans l’aventure de son musée paysan: conserver la mémoire du passé grâce à des objets et des écrits de la vie quotidienne.

Paul ERHART propose à ses visiteurs d’être leur guide dans la vie paysanne de la première moitié du XXe siècle.

Ce musée, c’est aussi « un homme » à découvrir… ses souvenirs sont une bibliothèque plus précieuse encore, pour les événements de la petite histoire ou de la grande…