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Fil Info : Marché de Noël des "Voisines" samedi 16 de 14 H à 20 H et dimanche 17 décembre de 10 H 30 à 18 H au Caveau de la Mairie

 

villageLandser dispose dans le vieux-village d'un patrimoine architectural assez exceptionnel qui présente plusieurs particularités : l'essentiel des constructions est postérieur à 1650 car le village a été en grande partie dévasté pendant la guerre de Trente Ans, plus particulièrement en 1633-35 beaucoup de ces constructions sont des maisons « bourgeoises » d'un standing plus élevé que les maisons paysannes traditionnelles ; Landser était en effet sous l'Ancien Régime chef-lieu de seigneurie et de bailliage ce qui entraînait la présence de nombreux notables.

Autour de la Place

Le centre du village forme un ensemble relativement harmonieux, constitué d'anciennes demeures de notables et de bâtiments publics organisés autour de la fontaine.

 

La fontaine monumentale : c'est une fontaine à colonne « Stockbrunna » de 1661. Cette date, ainsi que le blason de la famille Hug commanditaire de cette réalisation, sont sculptés sur la base de la colonne. Celle-ci est surmontée d'un lion qui tient entre ses pattes les armoiries de Landser. A l'origine il s'agissait d'un chêne ; à l'occasion d'une restauration au XIXème siècle il s'est transformé en palmier !

 

L'ancien corps de garde : bâtiment construit en 1807-08 pour remplacer le corps de garde et les prisons qui se situaient sous l'ancienne maison commune (mairie) tombée en ruine et qui occupait cet emplacement.

 

La mairie : le bâtiment d'origine de style renaissance date vraisemblablement de la fin du XVIème ou du début du XVIIème siècles. Il a connu d'importantes transformations dans la 2ème moitié du XVIIème. Cette belle maison avec sa tour-escalier a appartenu à des familles bourgeoises puis, juste avant la Révolution, à une famille noble (la famille de Flaxlanden). Elle a été acquise par la commune en 1804 pour servir de tribunal de paix et de mairie.

 

L'Hostellerie Paulus : beau bâtiment du XVIIIème siècle (1737) avec le rez-de-chaussée en pierres et l'étage en colombages (remarquer les poteaux d'angle torsadés et la belle oriel). Au XVIIIème siècle c'était déjà une auberge tenue par la famille Zeller (dont est issu l'architecte François-Antoine Zeller).

 

La « maison des soeurs » : maison appelée « schwestra hus » par les Anciens de Landser car c'est là que résidaient les sœurs garde-malades. Ce beau et majestueux bâtiment situé en face de la fontaine, à l'angle de la place et de la rue Acklin, est représentatif de ces maisons de notables de la fin du XVIIème et du XVIIIème siècles (vaste toit à 4 pans, fenêtres cintrées...). Au début du XVIIIème y vivait François-Adam Karrer, qui dirigeait un régiment de suisses au service du roi de France ; par la suite c'est le bailli Neef qui habitera cette maison ; au XIXème elle reviendra à la famille Wendling.

 

La maison Wurtzel : située en face de la mairie, de l'autre côté du corps de garde, ce bâtiment présente une grande similitude avec la mairie (tour-escalier) et date de la même époque.

Les autres maisons remarquables

 

Dans la rue Acklin, au numéro 4 se trouve un très bel ensemble ferme-cour du XVIIIème siècle (1736) comprenant la maison d'habitation (rez-de-chaussée en pierres, étage en colombages), la grange et un pigeonnier (le seul pigeonnier à pied du Sundgau).

 

Dans la rue du château, on trouve à la fois une modeste maison paysanne à colombages (numéro 1) et des bâtiments correspondant à un niveau de vie plus élevé au numéro 2 (maison de 1741, ancienne auberge), au numéro 6 (maison de 1710 actuellement à l'abandon) ou au numéro 8. Au bout de la rue s'élevait le château de Landser détruit en 1635.

 

Dans la rue de la forge, au numéro 7, belle maison traditionnelle, très bien restaurée.

 

Dans la rue de l'église, au numéro 6 (derrière le presbytère) se situe l'ancienne maison de la famille Goetzmann, famille qui a détenu la charge de bailli à la fin du XVIIème et durant une bonne partie du XVIIIème siècles. La porte d'entrée est surmontée d'un fronton portant la date de construction, 1657, et les armoiries des constructeurs, le bailli Fr. G. Goetzmann et sa femme. Lors de travaux de restauration en 1980, on a retrouvé à l'intérieur un magnifique plafond peint du XVIIème siècle.

 

Dans la rue des seigneurs (appelée autrefois Herrengasse) se trouvent plusieurs maisons de notables, en particulier au numéro 5 (ancien notariat Kalt), au numéro 4 (grande bâtisse de la fin du XVIIème de même type que la « maison des soeurs » et occupée un moment par le bailli Goetzmann au XVIIIème siècle) et au numéro 6 (ancien notariat Billig).

Emplacement de l'ancien château de Landser

La 1ère mention du château de Landser dans les textes date de 1246. Cette fortification ou château primitif se situait vraisemblablement autour de l'église actuelle.

Endommagé ou détruit lors du tremblement de terre de 1356, un nouveau château est construit à l'Est du village. Quelques documents de la fin du XVème et du XVIème siècles (gravure, terrier), permettent de le décrire : il s'agissait d'un château de plaine avec une enceinte polygonale entourée de 2 fossés « wasserburg » ou « wasserschloss ». Il comportait un important donjon quadrangulaire muni d'échauguettes et précédé d'une porte monumentale avec pont-levis.

Le château est plusieurs fois menacé ou investi (par les Bâlois en 1409, par les Soleurois en 1468, par les paysans révoltés en 1525) et est définitivement détruit lors de la guerre de Trente Ans (occupé par les Suédois en 1632, il est brûlé par les Français en 1635).

Aujourd'hui il n'y a plus de trace visible de ce château ; seul le nom du lieu-dit « Schlossmatten » rappelle son existence.

L'église

  

L'église de Landser est dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, et cela depuis les origines vraisemblablement. La 1ère mention d'une église à Landser se situe en 1269 mais de cette église primitive il ne reste plus rien. Le clocher actuel date, selon les spécialistes, de la fin du XIVème ou du début du XVème siècles. Le reste du bâtiment a été reconstruit au XVIIIème siècle, entre 1774 et 1776. La « première pierre » de cette reconstruction, bénie par le curé Zeller et scellée dans le mur, est visible à gauche de l'entrée. Les travaux ont été réalisés selon les plans de Chassain pour la nef et de François-Antoine Zeller, architecte originaire de Landser, pour le choeur et la sacristie.

L'intérieur de l'église qui a été entièrement rénové en 1988-90, abrite de nombreuses œuvres d'art, sous forme de peintures et de sculptures. Dans le chœur, le maître-autel du XVIIIème est surmonté d'une Assomption peinte par H. Kaiser en 1870. Au plafond une peinture de Ebel (fin XIXème) représente l'œil de Dieu alors que les corniches sont surmontées de médaillons représentant des prophètes, les 4 évangélistes et d'autres saints. Les vitraux de 1868 représentent l'Annonciation, la Visitation et la Nativité. Dans la nef on retrouve au plafond une autre peinture de Ebel représentant la Transfiguration, peinte en 1892 d'après l'œuvre de Raphaël. L'autel latéral gauche est surmonté d'une peinture représentant Ste Anne éduquant la Vierge, alors qu'au-dessus de l'autel latéral droit on a une représentation de St Dominique recevant des mains de la Vierge un chapelet en présence de Ste Catherine de Sienne ; les 2 peintures datent de la fin du XVIIIème siècle.

Dans la chapelle latérale gauche, l'autel consacré à Notre Dame des sept Douleurs est surmonté d'une Pietà de XVIIème siècle, qui était autrefois l'objet d'un important pèlerinage dont témoignent encore les ex-voto qui ornent les murs. La chapelle latérale droite est dédiée à Ste Catherine dont une représentation sculptée surmonte l'autel. On y remarque surtout un reliquaire contenant les reliques de St Justin ramenées de Rome par Henri Wagner en 1825.

Des sculptures accrochées aux murs de la nef proviennent du Couvent des Capucins, fermé lors de la Révolution : il s'agit des statues représentant St Louis portant la couronne d'épines et les clous de la Croix, Ste Elisabeth de Thuringe, faisant l'aumône à un pauvre et St Antoine de Padoue. Deux grands tableaux, installés au fond de l'église, proviennent également du Couvent des Capucins : l'un représente St-Séraphin de Montegranaro prêchant à la foule, l'autre représente St Laurent de Brindisi en prière.

Sur la tribune au fond de l'église est installé un bel orgue représentatif de l'école Haut-rhinoise de la 2ème moitié de XVIIIème siècle. Cet instrument a été construit par Martin Bergäntzel (1722-1803), facteur d'orgues d'Ammerschwihr, et monté dans l'église de Landser au cours de l'été 1789. Il comptait au départ 25 registres. Après la période révolutionnaire, l'instrument, qui avait subi des dégradations, a été restauré et complété (adjonction d'un écho) par le fils de Martin, Joseph Bergäntzel (1754-1819). L'orgue a subi plusieurs modifications et mutilations au cours du XIXème et dans la 1ère moitié du XXème siècles. Il vient d'être restauré (1995-97) par Gaston KERN qui l'a restitué dans son état de début du XIXème siècle. Il comporte désormais 32 registres (8 au positif, 14 au grand orgue, 5 à l'écho et 5 à la pédale).

Le cimetière

Dans le cimetière autour de l'église sont conservées de nombreuses tombes anciennes représentatives de l'art funéraire de la fin du XVIIIème et du XIXème siècles. L'ensemble le plus remarquable est constitué par le carré situé devant l'entrée de l'église et renfermant les tombes de la famille Wendling dont plusieurs membres furent notaires à Landser sous l'Ancien Régime et au XIXème siècle. Une autre pierre tombale monumentale, adossée au mur de l'église, à droite de l'entrée, représente la Résurrection du Christ.

A l'entrée du cimetière se trouve une grande croix en pierre représentant le Christ crucifié avec à ses pieds Marie-Madeleine ; cette œuvre a été réalisée en 1856 par Jacober d'Altkirch. La croix a été érigée en reconnaissance pour la protection dont a bénéficié Landser lors de l'épidémie de choléra qui a sévi dans la région en 1854.

A droite de l'entrée du cimetière s'élève le presbytère, un très beau bâtiment bien rénové qui a été construit en 1750 par l'architecte de Colmar, Blaise de Rungs.

Au fond du cimetière, adossé au mur d'enceinte, se trouve un ossuaire qui renfermait autrefois les statues d'un Mont des Oliviers. Plusieurs éléments ayant été volés (ange, apôtre), les statues restantes ont été enlevées.